La confiance entre un humain et un écran, ça se fabrique. Vingt ans à faire ce métier avant qu’il ait un nom grand public. Ce parcours explique tout ce que j’enseigne aujourd’hui sur l’IA.
Des agences aux géants des médias
Landor, Carré Noir, DDB : les années d’agence apprennent une chose, une marque est une promesse. Puis huit ans au centre de R&D d’AT&T, entre New York, Londres, Paris et Tel Aviv, sur HBO Max, CNN et WarnerMedia. Le métier : concevoir ce moment précis où quelqu’un regarde un écran et se dit « je peux y aller ». Les parcours, les interfaces, la confiance.
Des millions d’utilisateurs, des produits vus partout dans le monde, et une leçon qui ne m’a jamais quittée : la technologie ne crée pas la confiance. Le design de l’expérience, si.
Le jour où la machine a su répondre
Puis l’IA générative est arrivée, et la question s’est inversée. Pendant vingt ans, le défi était de rendre les machines dignes de confiance. Aujourd’hui, le défi est que nous leur faisons confiance trop vite. C’est le concept que j’ai nommé la confiance artificielle : celle qu’on emprunte à la machine quand on n’ose plus s’appuyer sur son propre jugement.
Même métier, en réalité. Hier, fabriquer la confiance envers les écrans. Maintenant, apprendre aux humains à garder la leur.
Ce que ça change pour vous
Une formation à l’IA peut être donnée par quelqu’un qui a lu la documentation. Ou par quelqu’un qui a passé vingt ans à comprendre comment les humains décident face à un écran, et qui enseigne aujourd’hui à la Sorbonne Paris Nord et à l’ISIT. La différence se voit dans les résultats, pas dans les promesses. C’est ce que transmet ma formation De l’IA bricolée à l’IA pilotée, en une journée.

